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Reprographie nationale

Fin été 2009

Arts et culture

Audrey Larochelle

Retour vers le cosmos

Audrey Larochelle

Les années se suivent et se ressemblent. En effet, au cinéma, n’avez-vous pas remarqué la tendance actuelle des « remakes » ou, comme je préfère les appeler, les « reborned »?

Star-trucTout ça a commencé avec James Bond, nouveau et amélioré. Dans le placard les machos indestructibles à la réplique facile! L’homme recherché est plutôt teinté d’une vulnérabilité émouvante, mais aussi réaliste.

Bon, je sais que la notion de réalisme dans un film comme ceux de l’agent 007 est plutôt élastique, mais avouez tout de même que l’agent secret est moins un personnage emprisonné dans une série d’événements dépassant toute notion de réel. Il est maintenant un homme plus discret et prudent qui flirte avec la limite du réalisme. La ligne est mince et subtile, mais elle vient faire une bonne différence entre les deux.

Autre série qui s’est rapprochée du réel : Batman! Les personnages sont nettement plus humains qu’ils n’ont jamais été, surtout si nous comparons avec les films signés Burton… Le Batman moderne est comme l’Iron man moderne : un homme riche excentrique qui veut aider l’humanité tout en se vengeant et/ou se remettant d’une blessure psychologique. Bref, c’est un homme, un être humain fait de chair et d’os qui n’est, de ce fait même, pas infaillible.

Bien entendu, nous pouvons cent fois, mille fois, applaudir la performance de Heath Ledger pour son Joker qui dépasse le réalisme et qui vient nous faire peur intrinsèquement parce que nous pouvons nous imaginer la possibilité que le personnage puisse exister concrètement.

Eh bien, voilà, je voulais en venir à Star Trek. Je dois vous avouer que dans l’éternelle guerre Star Trek contre Star Wars, je n’ai jamais hésité une seule seconde pour appuyer Luke et Han Solo. Cependant, avec toutes ces bonnes surprises de « reborned » depuis les dernières années, la curiosité l’a emporté sur ma position officielle de fan de Star Wars. (Malgré tout ce que le succès du premier épisode a fait à l’histoire du cinéma par rapport à l’arrivée massive des blockbusters.)

Bon alors, vous vous imaginez que je n’attendais rien de ce film, et c’est probablement pour cette raison (et surtout parce que je ne suis pas une véritable « trekkie ») que je m’y suis divertie. Pas de question comme : Est-ce que cet acteur représente réellement l’esprit du personnage qu’il incarne? ou L’évolution de l’histoire est-elle en accord avec la tradition instaurée par les films et les épisodes précédents? Non. De mon point de vue, c’était comme un film de cowboys, mais dans l’espace. La science-fiction, c’est le nouveau western!

Je m’emporte un peu, certes, mais tout se base sur le principe d’émerveillement dans le film. Bien que certains moments de l’histoire entre les dimensions inter-temporelles peuvent nous laisser perplexes, la qualité artistique des décors aux effets spéciaux est éblouissante. Sans aucun doute, c’est le type de film à aller voir en grand format, avec nos préoccupations et nos attentes loin derrière, sans oublier le pop-corn et la p’tite liqueur (comme la majorité des « reborned »). Si vous ne l’avez pas vu, il est encore en salle pour 2 $.

D’ailleurs, ça donne presque le goût de regarder les vieux…