
Monsieur Charest souhaite vendre davantage d'énergies vertes à nos voisins du sud. Cela garnirait encore plus un de nos bas de laine (Hydro-Québec). Par les temps qui courent et sous certaines conditions, cela pourrait peut-être s’avérer une excellente idée! Cependant, non seulement le type d’énergie vendu, mais également le motif de son utilisation devrait maintenant répondre à des critères d’acceptabilité écologiques.
Mais avant de prétendre offrir de l’énergie verte aux Américains, le premier ministre Charest devrait faire le ménage dans sa cour en mettant fin immédiatement au projet catastrophique de notre société d'État Hydro-Québec qui projette de reconstruire le réacteur nucléaire de Gentilly-2. Ce mode de production d’énergie est loin d'être une énergie propre, verte et renouvelable. Avec plus de 80 radionucléides dangereux pour la santé, dont le Tritium, cancérigène, mutagène…etc., qui s'échappent régulièrement de la cheminée et des égouts du réacteur, on est très loin d'une énergie propre et verte.
Quant aux mines d’uranium, elles ne sont pas renouvelables et la disponibilité du combustible aura une fin prévue entre 40 et 100 ans selon l’appartenance des experts. De plus, les « projets » de mines d'uranium du Nord sont fortement contestés par la population québécoise parce que très nocifs pour la santé. Les fonds publics de 2 à 8 milliards que devrait coûter l’aventure despotique nucléaire seraient mieux investis dans le développement des vraies énergies vertes, comme la conservation et l'efficacité énergétique, l'éolien, le solaire, la géothermie… etc.
Mais Monsieur Charest pourra-t-il se délivrer du carcan que lui impose le lobby nucléaire canadien qui surnage péniblement grâce aux énormes subventions fédérales? C'est la vente des vraies énergies vertes et renouvelables que Monsieur Charest devrait promouvoir auprès de Monsieur Obama au bénéfice de tous les Québécois et des générations futures.