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Reprographie nationale

Décembre 2008

Société

Le Bouc

affaire St-André : La vraie histoire

La rédaction

Plusieurs personnes ont interrogé l’équipe du Bouc sur ce qui s’est passé avec L’Affaire St-André et encore plus depuis que Jean-Claude St-André a quitté le Parti Québécois. Il est temps de remettre les pendules à l'heure. Voici donc, en ordre chronologique, ce qui s'est passé pendant cette cohue.

La candidature

La direction du Parti Québécois savait que Jean-Claude St-André avait l'intention de briguer l'investiture dans la circonscription de L'Assomption. Son bulletin de mise en candidature a d'ailleurs été déposé une journée à l’avance et il avait même pris sa photo officielle de campagne.

Quelques heures avant la fin de la période de mise en candidature, le directeur d'organisation de Jean-Claude St-André réussi à entrer en contact avec un représentant du parti qui lui annonce que l'investiture serait contestée. Normalement, cela signifie que les membres aurraient à voter pour le candidat de leur choix  dans une course à l'intérieur des instances du parti. Cette course n'a jamais eu lieu…

Dans la nuit qui suivit la période de mise en candidature, l’organisation de St-André a constaté que le Parti Québécois avait publié un communiqué et que sa candidature était rejetée par l'exécutif national pour des raisons qu'ils n'expliquaient pas. Le PQ a donc empêché les membres de L’Assomption de décider de leur candidat comme cela se faisait pourtant depuis René Lévesque. Qui plus est, Jean-Claude St-André, militant depuis 25 ans au PQ, a appris la nouvelle en même temps que les médias.

Par la suite, l'exécutif du PQ de L'Assomption, élu par les membres, a décidé de se réunir d'urgence quelques heures avant l'assemblée d'investiture afin de voter, à l'unanimité, l'annulation de ladite assemblée (en vertu de l'article C, chapitre VI des règlements du PQ). Les médias furent convoqués à un point de presse au cours duquel l'exécutif local expliqua sa décision et demanda au parti de tenir une nouvelle assemblée afin que les membres puissent démocratiquement choisir leur candidat. Quelques partisans issus des membres de la circonscription ainsi que quelques Jeunes Patriotes du Québec étaient venus appuyer d’urgence l'exécutif local.

Les bousculades

Selon les informations que nous avons obtenues, le Parti Québécois a embauché une firme de sécurité privée afin d'être sur les lieux de l'investiture. La pagaille a d'ailleurs commencé lorsque ces gardiens de sécurité ont réussi à se faufiler dans l'édifice loué par l'exécutif de circonscription pour l'assemblée d'investiture; un édifice privé qui était fermé.

Voyant que des gens avaient réussi à pénétrer dans le bâtiment, des militants ont décidé de tenir une ligne de piquetage afin de faire respecter la décision de l'exécutif local et éviter que des profanateurs ne pénètrent à l'intérieur de l'édifice. C'est à ce moment que certains provocateurs se sont mis à bousculer les piqueteurs en tentant de forcer l’entrée.

Les motifs

En moins de 48 heures, la population du Québec a pu assister à une valse d'improvisation quant aux motifs qui ont justifié le rejet de la candidature de Jean-Claude St-André.

Toutes sortes de motifs, aussi fallacieux que ridicules, ont été invoqués. On a cherché à dire que Monsieur St-André avait refusé de se plier aux exigences du parti en ce qui concerne la campagne alors que monsieur St-André a signé les mêmes documents que tous les autres candidats. On a essayé de lui mettre sur le dos la dette que le PQ de L’Assomption a acquise suite à l'élection de 2007. On a cherché à dire qu’il souhaitait un référendum le plus tôt possible, alors qu’un simple tour sur Wikipedia vous convaincra du contraire.

Si monsieur St-André ne s’est pas gêné pour exprimer son opinion sur la dérive du Parti Québécois en matière de souveraineté, il l’a fait de son plein droit. Ce droit lui est conféré par les articles 6 et 15 des statuts du PQ. De plus, il l’a fait suite à la dégelée du PQ de Boisclair et dans un contexte qui n’a rien avoir avec les présentes élections.

En guise de conclusion

Cela fait des années que l'on stigmatise les militants nationalistes du Parti Québécois, cependant, jamais le mépris n'avait été aussi loin. L’establishment s'est probablement rendu compte que le propos de Jean-Claude St-André commençait à avoir de la résonance dans la population alors on a décidé de se débarrasser de lui plutôt que de discuter.

Jean-Claude St-André a été appuyé par les membres lors de trois investitures contestées. L’establishment n’avait donc qu’un moyen de s’en débarrasser : bafouer les règles démocratiques du parti. En faisant cela, ils ont quitté le sentier des partis d'idées et se sont aventurés sur le bord du dangereux ravin des partis d'intérêts.

Finalement, pour ceux qui douteraient des convictions péquistes de Scott McKay, le candidat parachuté en remplacement de Jean-Claude St-André, nous vous invitons à consulter les liens ci-dessous:

Lien 1
Lien 2

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