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Reprographie nationale

octobre 2008

Arts et culture

Marilyne Lacombe

SPASM ta soirée

Marilyne Lacombe
marilyne@lebouc.org

Du 23 au 31 octobre 2008
SPASMLe coup d’envoi de la septième édition du festival Spasma été donné le 9 octobre dernier au légendaire et extravagant Café Cléopâtre. La programmation de cette année promet certainement et on ne peut que féliciter les organisateurs du festival qui ont su dénicher ces bijoux du cinéma de genre québécois. Tout d’abord, soulignons le gros coup de l’événement, à savoir la première de Cul-de-$ac, premier film québécois d’action d’inspiration asiatique mettant en vedette nul autre que Serge Laprade ainsi qu’une bonne dose de gore! Après 6 ans de travail et 127 bénévoles, les deux réalisateurs, Jean-Mathieu Bérubé et Carlo Harrietha, ont relevé l’énorme défi de réaliser un long-métrage d’un genre assez méconnu et sans aucune subvention. Il s’agit d’ailleurs du premier long-métrage présenté dans le cadre du Festival Spasm et, pour l’occasion, l’équipe a réservé le Cinéma Impérial! Outre les projections de quelques longs-métrages, plusieurs soirées, allant au-delà du créneau du genre d’horreur auquel le festival s’était d’abord dédié, sont incontournables : le cabaret trash, pour une soirée d’un rare mauvais goût, la soirée action, pour une soirée 100% québécoise de courts-métrages d’arts martiaux de guerre et de suspense et la soirée de science-fiction, pour une soirée où vous serez transporté dans des univers aussi incongrus les uns des autres.  Finalement, le classique du Festival Spasm, la Grande Soirée Horreur, présentera les meilleurs courts-métrages d’horreur réalisés au Québec. On peut se procurer un passeport, comprenant l’accès à toutes les activités, le DVD Spasm 3 et un billet pour La Ronde, au coût de 50$ au Vidéo Beaubien (750 Beaubien Est). Manquez pas ça!
www.spasm.ca

Cœur de pirate... ou l’album dont vous êtes le héros
On s’entendait à de la bombe, à la découverte de l’année, à un truc soi-disant alternatif qui était sorti de l’ombre. On ne pouvait faire autrement avec tout le tapage médiatique qui a entouré la sortie de l’album de Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate. À lire Olivier Robillard dans le Voir et beaucoup d’autres journalistes et chroniqueurs couvrant la scène locale, on aurait pu croire qu’un génie québécois de la musique venait de naître… Ou bien que certains de ces journaleux avaient pris une bière de trop avec la clique de l’industrie alternative, laissant de côté toute rigueur... En effet, certains articles sur Cœur de Pirate manquent pathétiquement d’objectivité et ressemble en tout point à un copier-coller d’un communiqué de presse de la boîte de productions de la chanteuse. Bref, la deuxième hypothèse semble la plus probable.

Force est donc de constater que d’avoir le corps tatoué ne suffit pas pour faire de la bonne musique indépendante. Soit, les arrangements musicaux sur l’album sont parfois intéressants, mais on pourrait plutôt résumer le CD de cœur de pirate ainsi : une p’tite fille avec une p’tite voix qui chante des p’tites chansons sur ses p’tites émotions. Rien à tout casser, pas grand chose d’original, pas de voix à vous en donner des frissons et des paroles souvent assez insignifiantes donnant vie à un disque répétitif. En fait, je n’ai rien contre l’existence de ce genre de musique, on avait déjà Tricot Machine de toute façon, mais ça ne méritait certainement pas toute cette attention médiatique. Une chose est certaine : les gens de Grosse Boîte ne crèveront pas trop de faim cet hiver… Tant mieux pour eux.

Enfin, si comme beaucoup de gens vous vous êtes fait avoir par le chant des sirènes de l’industrie, que vous avez acheté l’album et que vous cherchez toujours le rapport avec les pirates, voici un petit conseil : amusez-vous à faire jouer plusieurs chansons de cœur de pirate en même temps. Allez-y de plusieurs combinaisons de chansons, c’est comme un album dont vous êtes le héros. Vous allez voir, c’est vraiment meilleur jouer de cette façon…

Cassette II
Band de garageSi vous cherchez à vous consoler d’avoir acheté l’album de Cœur de pirate, voici un remède aussi efficace que puissant : le deuxième album de Band de Garage (François Lafontaine et Marc-Antoine Brazeau), originalement intitulé Cassette II.  Le duo qui récidive donc suite à leur premier album Corpo-Trash-Vidange réussi encore une  fois à l’aide d’une formule des plus simple – micro, guitare et batterie – à créer une musique rock qui fesse, qui ne lésine pas sur la distorsion, qui vous défoncera les oreilles bien comme il le faut, mais qui accroche aussi. Autre fait à noter, contrairement au premier album, on y retrouve des textes décidément plus sombres et moins légers, donnant vie à un nouvel univers assez intéressant. Bref, si vous avez envie d’une bonne séance de rock stoner et de défoulage, de vous arracher le cou sur les rythmes bien envoyés du drum de Brazeau, rendez-vous quelque part au Québec cet automne, alors que la formation sera en tournée!
www.banddegarage.org

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ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS…OU PAS

Festival SPASM
Festival de courts-métrages d’horreur québécois
Du 23 au 31 octobre
www.spasm.ca

Le Kid et les Marinelli’s
7 novembre, 21 h
Escogriffe
4467 A, rue Saint-Denis, Montréal
http://www.myspace.com/lekidmtl  

Band de Garage + Avec pas d’casque
8 novembre, 20 h 30
Cabaret Juste Pour Rire
2111, boul. Saint-Laurent, Montréal

Radio Radio + Gatineau
8 novembre, 21 h
Club Soda
1225, boul. Saint-Laurent, Montréal

Orange Orange
13 novembre, 22 h
Divan Orange
Saint-Laurent/Rachel, Montréal
www.myspace.com/orangeorangeduo

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