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Reprographie nationale

octobre 2008

Société

Francis Ménard

BIXI versus la France

1 - Le système actuel

Francis Ménard

M. Gérald Tremblay se targue d’avoir de plus beaux vélos publics que Paris. Il ajoute même que « M. Delanoë [maire de Paris] va être jaloux » (Le Devoir, 22 septembre). Cependant, je doute fort que qui que ce soit en France soit jaloux du nouveau service de la Ville de Montréal lorsque l’on compare les prix, supposément « raisonnables ».

Il en coûtera donc 78 $ par année, ou 28 $ par mois, ou 5 $ pour un laissez-passer de 24 h; auquel il faudra ajouter 1,50 $, 3 $ et même jusqu’à 6 $ pour chaque demi-heure dépensant la première.

Je me suis amusé à comparer ces prix avec ceux des services de Lyon, de Paris et de Montpellier.

Commençons avec Lyon:

Pour une carte longue durée, c’est 5 € pour les frais d’abonnement;
la première demi-heure est gratuite;
l’heure suivante est 0,50 €;
les heures suivantes, 1 €.

10,50 $ pour 2 h à Montréal, 1,50 € pour 2 h à Lyon; avec des frais d’abonnement de 78 $ contre 5 €. Pour un abonnement de courte durée à Lyon, la première demi-heure est gratuite, l’heure suivante est 1 € et les heures subséquentes, 2 €.

À Paris :

Pour l’abonnement annuel, les frais sont de 29 €;
la première demi-heure est gratuite;
la demi-heure suivante est de 1 €;
la prochaine est de 2 € et les suivantes sont de 4 €.

10,50 $ pour 2 h à Montréal, 7 € pour 2 h à Paris, avec des frais d’abonnement encore beaucoup plus bas.

Finalement, Montpellier.

Avec une carte annuelle de transport, le vélo est inclus parmi tous les services de transport de la ville. Nous pouvons donc dire que ce service est pratiquement gratuit. Sinon, pour les vélos grand public, si le vélo est replacé à la même borne, il en coûte 0,25 € pour 24 h; s’il est déposé à une borne différente, c’est 0,25 € pour 1 h. Nous sommes ici encore loin des 10,50 $ pour 2 h d’utilisation.

Les coûts du service à Montréal s’approchent de ceux de Paris, mais restent plus chers. Seulement, je serais plutôt tenté de comparer la Ville de Montréal avec celle de Lyon, beaucoup plus près en terme de population.

Si Montréal veut se doter d’une vraie politique cohérente pour les transports en commun, elle devrait commencer par les rendre attrayant par des tarifs plus bas plutôt que de se vanter de la beauté de ses vélos.

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L’article dans Le Devoir du 22 septembre :
http://www.ledevoir.com/2008/09/22/206776.htm

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